Interview de BOURSEAUX Yannick

Yannick a toujours été un sportif dans l'âme, enchainant les victoires dès son plus jeune âge. Malheureusement en 2004 il frôle le pire dans un accident de vélo ,réanimation, neurochirurgie, rééducation. Malgré un bras droit partiellement paralysé son envie reste intact et moins de 14 mois plus tard il décroche son 1er titre de champion du monde de para-triathlon. Aujourd'hui il rêve d'or olympique à Rio. Prenez donc 5 minutes pour mieux découvrir cet athlète.

Nom : BOURSEAUX

Prénom : Yannick

Surnom : Yannos

Taille : 1m73

Poids : 61 kg

Pouls au repos  : 42

Statut : Professeur de sport affecté sur un emploi réservé à l'INSEP

vélo1crédit :Franck Delubriat
crédit :Jacky Everaerdt

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Equipement :

Chaussures de course à pied  : Scott Palani RC / Scott Palani T2 / Scott Kinabalu RC

Vélo de route : Scott Plasma / Scott Foïl

Combinaison néoprène : Mako Xtrême

Sponsor : Scott – Polar – Mako – Département de l'Allier (Allier Sport) – Région Auvergne Rhône Alpes (Team Auvergne Rhône Alpes) – Equipe de France para triathlon

Questions personnelles :

Si demain vous partiez sur une île déserte quelle est la première chose que vous emmèneriez ? Mon vélo s'il y a des routes ou mes runnings s'il n'y a pas de route.

Quel est votre meilleur souvenir ? Ma 1ère course aux Jeux Paralympiques de Turin avec pleins de copains sur le bord de la piste.

Avez-vous un grigri, une phrase-clé qui vous motive ? Je ne suis pas superstitieux donc pas de grigri. Une phrase clé lors de l'entraînement lorsque je suis dans le dur : "C'est l'intention qui compte" (Il me semble que Laurent Vidal disait cela aux athlètes qu'il entraînait).

Ecoutez-vous de la musique avant une compétition pour vous motiver ? Si oui quel style de musique ? Non, pas du tout! Je vais plutôt avoir tendance à me relaxer et à penser à ce que j'aurai à faire en course pour me motiver.

Ou aimez vous partir en vacances ? En montagne l'hiver, dans un coin avec de belles pistes de ski de fond. Un endroit où il fait beau l'été avec un beau lac ou une rivière.

Quels loisirs exercez vous lors de vos coupures ? Ce n'est pas vraiment lors des coupures mais j'adore faire du ski de fond.

Pourquoi avez-vous choisi ce sport ? Parce que la monotonie n'existe pas en triathlon, qu'il y a toujours des pistes de travail à explorer pour continuer à progresser.

Quels sont vos objectifs à court terme et dans les prochaines années ? A court terme, les Jeux Paralympiques de Rio. En 2017, l'Ironman d'Hawaï pour pouvoir dire que j'y ai participé et à plus long terme je ne sais pas… Les Jeux Paralympiques de Tokyo ???

Qu'est-ce qui vous donne davantage de satisfaction, dépasser le rival ou vous surpasser vous-même ? Me surpasser moi-même, définitivement. Et quand je me surpasse je me satisfais à dépasser mes adversaires. Faire une place sur une compétition sans faire une bonne course ne me satisfait guère.

Quelle question aimeriez-vous que l'on vous pose ? Comment rester motivé à aller s'entraîner après 25 années de pratique du triathlon?

arrivée2crédit :Franck Delubriat

Questions sportives :

Si j'avais à vous faire comparer un titre de champion du monde et un titre de champion de France à la maison, lequel fut le plus intense en émotion ? Je ne donne pas beaucoup de valeur aux titres de Champion du Monde de para triathlon que j'ai obtenus car je les ai obtenus à une époque où la densité dans ce sport n'existait pas. Par contre, je pense que si je parvenais à en obtenir un aujourd'hui, l'émotion serait très intense, sûrement plus que celle lors de l'obtention d'un titre national décroché à la maison. J'ai cependant eu un immense plaisir à courir dans ma ville, sous les encouragements du public et au cours d'une course organisée par mon club.

Ce championnat de France que vous avez dominé de fond en comble était un vrai test pour vous en vue des jeux olympiques de Rio, content de votre forme actuelle ? C'était avant tout un entraînement en vue du Championnat d'Europe. Le Championnat d'Europe va lui me servir de test dans la perspective des Jeux. En fonction de mon ressenti sur la course de Lisbonne, j'apporterai ou non des modifications à mon entraînement dans les semaines précédant la course de Jeux. A moins de 2 semaines de Lisbonne, les séances que je passe me font penser que la forme est là…

Avec votre entraineur vous vous étiez donné comme objectif de faire le dernier tour en sprintant en vue des jeux, les montluçonnais ont été impressionnés mais les brésiliens verront-il un dernier tour encore plus rapide ? Car on vous a trouvé encore à l'aise et très lucide à l'arrivée. C'est vrai que je voulais finir vite sur le dernier tour à Montluçon mais j'espère que les Brésiliens me verront courir encore plus vite si cela est nécessaire pour consolider ma place ou pour aller chercher un adversaire qui serait devant moi. Si je n'ai pas besoin de courir plus vite, alors ce sera bon signe!

Comment va se poursuivre la préparation pour Rio ? Et comment financez vous un tel projet ? Pour préparer Rio, je vais reproduire la préparation que j'ai mise en place pour Lisbonne si celle-ci s'avère efficace en matière de contenus d'entraînement. Il y aura plusieurs stages durant l'été. Je vais chercher à arriver à Rio bien acclimaté à la chaleur et à l'humidité. Cet été, je serai vigilent à la récupération, et encore plus si je m'entraîne dans des conditions caniculaires.

Pour le financement, je remercie la FFTRI qui me prend en charge au même titre que les athlètes "Elite" sélectionnables pour les Jeux.


Publié le vendredi 17 juin 2016 à 13h13
Dernière modification le vendredi 17 juin 2016 à 13h13

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